Photographie : L3tty – Tongario National Park

Tongario National Park

Tongario Alpine crossing

Ou, la traversée du Mordor…

Maintenant que j’ai commencé à faire l’ascension de volcans, plus rien ne m’arrête. Je décide donc de faire l’Alpine Crossing en Nouvelle-Zélande, qui consiste à traverser les trois volcans du centre de North Island, à savoir : le Ngauruhoe (aussi appelé Mt Doom, ou encore Montagne du destin), le Tongario et le Ruapehu.

Comme c’est actuellement l’hiver en Nouvelle-Zélande, la traversée est rendue plus difficile par la météo. En effet, il est préférable de la faire avec de l’équipement spécial (crampons, piolet, casque, vêtements de montagne) et un guide.

J’avais rendez-vous avec l’agence locale à 5h du matin. Ils m’ont fourni tout l’équipement nécessaire, et je suis partie avec un groupe et deux guides pour réaliser ce nouveau challenge !

Photographie : L3tty – Début de l’Alpine Crossing
Photographie : L3tty – Parc National du Tongario
Photographie : L3tty – Parc National du Tongario

Mais voilà, on n’entre pas comme on veut au Mordor.
La météo n’était pas au beau fixe et le vent soufflait par rafales. Nous nous sommes rendus jusqu’aux pieds du Mont Doom, et avons sorti les piolets pour entreprendre son ascension.

Photographie : L3tty – Parc National du Tongario
Photographie : L3tty – Parc National du Tongario

Malgré le soleil et le grand ciel bleu, le vent était littéralement glacé et a considérablement interféré dans notre progression. La traversée était trop dangereuse par grand vent, la neige était gelée, nous avons donc été contraints de faire demi-tour. Snif !
Je ne te raconte pas ma frustration !

Lac Tama

A défaut d’avoir pu faire la traversée à pied du parc du Tongario, les guides nous ont emmenés de l’autre côté des volcans, à l’endroit où nous aurions dû arriver.

Photographie : L3tty – Parc national du Tongario, direction Tama Lakes

Nous avons marché un moment dans les vallons où coulaient de petites rivières, avant de rencontrer la neige à nouveau, et de découvrir, au haut d’une colline, une vue à couper le souffle !

Photographie : L3tty – Tongario National Park

Je suis restée plantée là un moment, émue devant ces trois géants. Le guide m’explique que nous devions traversé sur l’arrête du volcan du milieu et arriver au Lac Tama, qu’allait rejoindre le groupe de tête. Notre groupe s’était scindé en deux, avec en tête, ceux qui marchaient vite et en queue, ceux qui flânaient. J’étais entre les deux groupes, mais les flâneurs m’ont rattrapée lors de mon état contemplatif.
Décidée à voir ce lac, je décide de piquer un sprint pour rattraper le groupe de tête et j’ai même eu le droit aux félicitation du jury.
Je n’ai pas regretté mon sprint, lorsque j’ai découvert le lac aux eaux turquoises.

Photographie : L3tty – Tama Lake
Photographie : L3tty

Au retour, nous avons emprunté un autre chemin passant par les sous-bois, où nous nous sommes arrêtés au pied d’une cascade.

Photographie : L3tty
Photographie : L3tty – Volcan Tongario

Hukka falls

Le lendemain de l’Alpine Crossing était un jour sans. Je suis juste passée voir les Hukka falls, car c’était un spot à ne pas manquer.
Le pont surplombant les rapides était bondé et je n’ai pas eu le courage de prendre un bain de foule pour emprunter le sentier.

Photographie : L3tty – Hukka Falls

Chez Bettina à Woodville

J’ai ensuite pris la route pour Woodville, petite ville dans laquelle je fus juste de passage, sur la route menant à Wellington.

Photographie : L3tty – Sur la route de Woodville

J’ai dormi dans un Bed & Breakfast, chez Bettina, et j’ai passé une soirée mémorable !
J’ai rencontré des gens adorables et formidables : Bettina et son mari, qui m’ont accueillie comme un membre de leur famille. L’espace d’une soirée, j’ai vraiment eu l’impression de partager leur vie. Le repas préparé par Bettina était excellent et nous avons joué à des jeux de société jusque tard dans la nuit.
Je me suis vraiment sentie bien chez eux, et c’est avec un vrai pincement au cœur que j’ai repris la route le lendemain.

Wellington

En route pour Wellington, par des chemins de traverses, sur les traces de lieux de tournage du Seigneur des Anneaux !

Putangirua Pinnacles

J’ai mis le cap sur Cap Palliser pour trouver ce spot, perdu au milieu de nulle part. J’ai eu beaucoup de chance de trouver l’endroit du premier coup, car il n’y avait que peu d’indications sur place.

Et là, j’espère que tu as un peu de temps devant toi, parce que je vais te raconter mon épopée fantastique dans la Vallée des Morts (Paths of the Dead) du Seigneur des Anneaux.

Tout a commencé avec ce panneau, et la rencontre d’un Japonais qui m’a fortement recommandé le chemin de gauche.

Le panneau indique la même distance et la même durée pour les deux chemins pour se rendre au « Pinnacles Lookout » (tout en haut sur la carte).

Ma carte Maps.me (si tu ne connais pas cette application, je te la recommande), ci-contre, indique un chemin en pointillé qui permet de faire une boucle.

J’ai écouté les conseils du japonais et j’ai pris le chemin qui monte.
Celui-ci s’est avéré extrêmement glissant, à cause de la boue (il avait plu la veille) et j’ai été obligée de m’écarter du chemin à plusieurs reprises et de me faufiler entre les arbres pour avoir un chemin plus praticable. Je me suis demandée si j’avais bien fait d’écouter le japonais.

Je suis tant bien que mal arrivée à l’endroit du point de vue, et ça se passe de commentaires.

Photographie : L3tty – Putangirua Pinnacles

C’était beau, j’en ai pris plein les yeux et… je n’ai pu m’empêcher de me demander s’il n’y avait pas un moyen de descendre pour aller voir ça de plus près

Maps.me m’indiquait un chemin qui m’avait l’air de s’engouffrer dans le canyon.

J’ai repris mon chemin glissant pour trouver l’intersection menant au pieds des rocs et j’ai déboulé dans un pierrier immense.

Photographie : L3tty – Putangirua Pinnacles
Photographie : L3tty – Putangirua Pinnacles

La vue d’en dessous était incroyable et m’a fait me sentir toute petite. Le nez levé sur les rochers, je me demandais ce qui avait bien pu leur donner cette forme déstructurée. J’ai eu ma réponse en marchant dans un petit cours d’eau qui traversait l’immense couloir jonché de branches mortes et de troncs par endroit… Petit cours d’eau a du être gros à un moment, et à en juger par la fraicheur du bois qui donne l’impression d’avoir été charrié il y a peu. Oups…
Je suis dans le lit d’une rivière.

Photographie : L3tty – Putangirua Pinnacles

Je vérifie mon application pour m’assurer du chemin, mais il n’y a pas d’erreur possible. Alors, puisque le chemin est sur la carte, j’en déduis qu’il ne doit pas être trop dangereux. Je m’aventure un peu plus loin, mais n’étant pas hyper sereine au vu de la configuration des lieux (aucune possibilité de fuite en cas de crue soudaine) je décide finalement de faire demi-tour pour regagner le « vrai » chemin.

Et il s’avère que ledit chemin est aussi le lit du petit cours d’eau qui s’épaissit à mesure que j’avance. Et c’est là que la petite balade se transforme en parcours du combattant. Je commence à comprendre les conseils du japonais rencontré plus tôt.
A plusieurs reprises, j’ai dû sauter par dessus la rivière, escalader des rochers, patauger dans la boue, marcher sur un sentier pas plus large qu’un seul pied et glissant qui plus est, me faufiler parmi des hautes herbes pour éviter le cours d’eau, longer les parois du canyon, m’accrocher à des branches pour pouvoir enjamber le cours d’eau devenant petite rivière.

Photographie : L3tty – Le « Chemin » du retour

Et quand enfin j’ai réussi à sortir du lit de la rivière, le « chemin » m’y a reconduite.

Bref, ce fut une épopée que je ne suis pas prête d’oublier, mais je me suis bien amusée.

Te Papa Museum

On m’avait chaudement recommandé la visite du musée Te Papa de Wellington, et j’espérais en apprendre plus sur les Maoris.

Photographie : L3tty – Te Papa Museum

D’après le plan, le quatrième étage leur était dédié. Mais avant de m’y rendre, j’ai tout d’abord voulu faire un « petit » tour des autres étages. Résultat, j’y ai passé une bonne partie de ma journée et j’y serais certainement restée plus longtemps si mon dos en mousse ne s’était mis à me faire des blagues.

Moa, espèce éteinte

Si tu vas un jour à Wellington, ne rate pas le musée Te Papa. Il est génial, extrêmement bien fichu, et très ludique. J’ai appris beaucoup de choses sur la Nouvelle-Zélande, de sa formation géologique (la partie sur les volcans est fabuleuse !), son écosystème unique qui a été fragilisé par l’arrivée des premiers hommes : les Maoris. Et oui, la Nouvelle-Zélande était une terre inhabitée avant eux.

Des modifications apportées par les hommes, certaines espèces d’animaux, de plantes et d’insectes se sont éteintes, comme les moas, pour ne citer qu’eux.

D’autres espèces de plantes, animaux, insectes ont aussi été introduits en Nouvelle-Zélande par les collons, et certaines introductions ont été un désastre pour l’écosystème local, de la même manière qu’en Australie. Il a fallu introduire des prédateurs pour réguler la surpopulation de certains mammifères par exemple.

Le musée relate aussi l’histoire de la Nouvelle-Zélande et comment les îles ont été transformées par les hommes au fil des siècles. C’était vraiment très intéressant. Je ne vais pas tout te spoiler, car ça vaut vraiment le détour. Je ne savais rien du tout de ce pays en réalité et j’ai été scotchée.

« Ce qui est donné par la terre doit retourner à la terre »

Je n’ai hélas pas appris ce que j’espérais apprendre des Maoris. Mais j’ai découvert que ce proverbe venait d’eux.

L’origine du proverbe : Dans la langue Maorie, le mot pour « terre » et le mot pour « placenta » est le même. Ainsi, lorsqu’un enfant venait au monde, ils avaient pour coutume d’enterrer le placenta pour remercier la terre pour avoir permis à l’enfant de voir le jour.

Le musée expose des objets ayant appartenu à quelques familles maories et relate leur histoire. Il était hélas interdit de prendre des photos.

Rivendell & Pakuratahi Park

Oui oui, tu as bien lu. Comme ce Rivendell-là (Fondcombe pour les non anglophones).

Çà ne te dit toujours rien ?

Je m’en vais éclairer ta lanterne !

Même s’il ne reste rien des décors du film, ils ont joué la carte « fan service » à fond ! Ainsi, sur les lieux, on trouve même un plan du village elfique, pour nous aider à nous figurer dans l’espace, comment les équipes de Peter Jackson avaient agencé ça, 20 ans plus tôt. Et oui, aie, ça pique !

Photographie : L3tty – Là, je suis à l’arrière de la maison d’Elrond, d’après le plan
J’ai à peu près la taille d’un magicien !
Le seul élément reconstitué du set

En dehors des décors du film, l’endroit était plutôt joli. Hélas, ma condition physique ne m’a pas permis de partir dans une longue randonnée (je le regrette beaucoup d’ailleurs), mais j’ai quand même fait un petit tour dans la forêt adjacente dans le Pakuratahi Park, dans le Kaitoke Regional Park.

Photographie : L3tty – Pakuratahi Park
Photographie : L3tty – Pakuratahi River
Photographie : L3tty – Pakuratahi Forest

They’ve taken the Hobbits to Isengard !

*Ils conduisent les Hobbits à Isengard

Je me suis aussi rendue sur le site qui a servi de tournage à certaines scènes se déroulant à Isengard, proche de l’Emerald Hill Park.
Pour les fans du film, il n’y a absolument rien à voir, hormis un parc immense, très joli et très calme, avec beaucoup d’arbres immenses !

Photographie : L3tty
Photographie : L3tty

J’ai beaucoup aimé me prélasser dans ce parc.

J’ai également essayé de me rendre sur le site de Minas Tirith, mais il s’agit d’une carrière. Il est donc impossible d’y pénétrer.

Alors j’ai fait un petit tour dans la forêt d’à côté en empruntant un sentier qui s’appelait « Dry Creek » (le ruisseau sec), un bel oxymore !

J’avais oublié que les Kiwis avait un sens de l’humour aussi bon que le mien.

« Sentier du pied mouillé »
Photographie : L3tty – Dry Creek – Voilà mon sentier !

Wellington by night

Après cette nouvelle aventure, je suis sagement rentrée à Wellington et voici ce que ça donne la nuit.

Wellington
Port de Wellington
Photographie : L3tty – Port de Wellington

A suivre…